Cette semaine, des élèves de Première et de Terminale latinistes et spécialité humanités, littérature et philosophie, découvrent la Grèce.
Retrouvez, ci-dessous, au jour le jour, leur carnet de voyage
Message du Vendredi 6 février 2026
Au pied du mont Parnasse, nous avons emprunté la voie sacrée du sanctuaire de Delphes, tout comme les voyageurs à l’époque, venus chercher des réponses à leurs interrogations. Rois, généraux, simples voyageurs, tous là pour entendre la voix sacrée de la Pythie inspirée par Apollon. Ici, autrefois, on venait interroger les dieux; aujourd’hui, nous cherchons à comprendre ces hommes prêts à affronter leur destin, nous rappelant que si les oracles se taisent, la quête de sens, elle, reste éternelle.







Message du Jeudi 5 février 2026
Notre entrée en terre Argolide s’est faite par le canal de Corinthe. Suspendus au-dessus de ce bandeau d’eau turquoise, nous avons contemplé cette prouesse technique lancée comme un défi aux dieux de rapprocher les horizons et les hommes.
Puis nous avons pris place sur les gradins du théâtre d’Epidaure, modestes spectateurs du temps où la poésie et la médecine s’unissaient pour apaiser les corps et les âmes des hommes sous la protection d’Asklépios.
Enfin, la route nous a portés vers Mycènes, cité des rois et des légendes. Sous la porte des lionnes résonnent encore les pas d’Agamemnon, nous rappelant que si les royaumes disparaissent, la mémoire des héros, elles, reste immortelle.






Message du Mercredi 4 février
Aujourd’hui, nous avons gravi les marches du temps.
Tout d’abord, celles de l’aréopage, ce rocher de justice n’épargnant ni les dieux ni les hommes. Puis celles du théâtre de Dionysos, premier théâtre bâti au monde, où la première fois, les masques et les voix ont donné vie aux faiblesses et grandeurs des héros et des hommes. Enfin, celles de l’Acropole, où nous attendaient sagement les Cariatides, portant gracieusement le poids des siècles sur leur tête. Après déjeuner, l’écrin de verre et d’acier du musée de l’Acropole nous a offert un moment suspendu, notre regard oscillant sans cesse entre les chefs-d’œuvre et la silhouette du Parthénon par-delà le vitrage. Enfin, le musée archéologique national nous a ouvert ses portes, révélant les trésors d’une Grèce antique dont la plupart des œuvres affichent une modernité ci frappante qu’elles effacent la ligne du temps et nous rappellent que si les civilisations s’éteignent, la beauté de l’art, elle, reste immortelle.




Message du Mardi 3 février 2026
C’est au cœur de la nuit, enveloppés dans le sombre manteau de Nyx et sous le diadème d’Artemis, que nous nous sommes retrouvés, pas tout à fait encore libérés des bras de Somnos.
Presque comme une expédition secrète, nous nous apprêtons à réaliser un voyage sans précédent. Rares sont les destinations qui permettent de remonter le temps.
A l’abri dans notre cheval de fer, nous arrivons, sans encombre, à Paris. Phébus et son char sont déjà hauts dans le ciel, et il est loin d’imaginer que dans quelques heures, nous suivrons son sillage jusqu’aux terres de Zeus.
Aux premières lueurs d’Hesperos, nous entamons une promenade aux abords de l’Acropole dont les colonnes de marbre paraissent flotter entre terre et ciel. De l’Agora semblent s’élever les murmures des anciens orateurs débattant de la démocratie naissante. Notre déambulation nous mène devant la prison de Socrate. Deux élèves improvisent un petit exposé sur le philosophe et sa pensée. Devant cette roche austère, le philosophe semble nous interpeller, nous rappelant que si les empires s’effondrent, la pensée, elle, reste éternelle.





